Tout d’abord nous souhaitions vous remercier pour l’accueil chaleureux qu’à reçu notre projet et tous les messages de félicitations et de soutien.

Comme nous l’avons déjà mentionné dans ce blog, nous ne souhaitons en aucun cas être alarmistes ou extrémistes, et nous souhaitons répondre à de vraies questions: Peut-on avoir une réelle qualité de vie sans plastique? Notre vie serait-elle moins facile sans les produits en plastiques que nous utilisons? Est-il plus cher de vivre sans plastique?

Dans ce nouvel article nous allons vous expliquer le pourquoi de Sinplástico et les concepts de base concernant les dangers liés au plastique.

Pour commencer, nous souhaitons établir clairement que nous ne sommes pas contre tous les usages du plastique… Sans plastique pas d’installations électriques, ni d’électroménager…

Ce que nous déplorons c’est qu’une matière dont l’empreinte écologique dure plusieurs centaines d’années soit utilisée de façon si éphémère. L’un des exemples le plus représentatif sont les millions de sacs plastiques qui sont jetés après un usage qui ne dépasse pas quelques dizaines de minutes. Et puis une question se pose : peut-on vraiment considérer comme pratique l’usage du sac plastique? Qu’en est-il du temps passé à enlever les emballages et jeter nos sacs de courses à chaque fois que nous rentrons du supermarché?

…la question des composants …

Nous sommes aussi très préoccupés par le fait que la base du plastique soit le pétrole, une des causes principales de l’effet de serre. Et nous le sommes encore plus lorsque nous nous intéressons aux mal nommés “bio-plastiques” qui sont fabriqués à partir de matières premières alimentaires comme le maïs ou la pomme de terre. En effet, ils ont pour conséquence la création de grands espaces de monocultures qui mettent en péril la biodiversité. De plus, en utilisant des aliments comme base de produits jetables et non indispensables, nous favorisons l’augmentation des prix des matières premières alimentaires et par conséquent nous créons un vrai risque humanitaire en terme de pauvreté, d’accès à l’alimentation et souveraineté alimentaire.

Au delà des problèmes liés à la matière première du plastique, n’oublions pas que l’autre moitié des composants de celui-ci sont des additifs très nocifs comme les phtalates, le Bisfénol A, le chlorure de Vinyle, le styrène, les retardateurs de flamme ou les métaux lourds. Ainsi, chaque type de plastique a une formule secrète qui occulte les dangers et la toxicité liés à son usage et favorise l’opacité des entreprises du secteur. On nous vend l’idée que les nouveaux plastiques sont biodégradables et peuvent même servir d’engrais, mais en jetant ces “bio-pastiques” dans la nature, qui contiennent aussi des substances toxiques, nous polluons directement l’eau et les sols où ils vont se décomposer.

…et bien plus encore…

Une autre grande problématique liée au plastique est le fait qu’il en existe plus de 80.000 différents qui ne sont regroupés qu’en 7 sous-catégories. La conséquence de cela est le fait qu’un recyclage performant est presque impossible. Face à l’insuffisance et la complexité du recyclage, la grande majorité des déchets plastiques finissent donc dans nos océans et des milliers d’animaux meurent quotidiennement à cause de leur ingestion. De plus, le plastique est une matière poreuse, qui absorbe comme une éponge les toxines et métaux lourds que nous rejetons à la mer.

Enfin, il faut se méfier de ceux qui nous disent que le plastique est un élément hygiénique dans lequel nous devons conserver nos aliments, médicaments ou cosmétiques. Ce qui est en contact avec du plastique finit toujours par se “plastifier” et par conséquent notre organisme aussi. Or nous, humains, tout comme le reste des organismes présents dans la nature ne savons ni l’assimiler ni l’éliminer.

Dans nos prochains articles nous analyserons chacune de ces problématiques dans le détail en vous proposant des exemples et des cas concrets ainsi que des solutions pratiques pour changer les choses.