CETTE MAMAN ET SA FILLE NOUS PROUVENT QU’IL EST POSSIBLE DE CONSOMMER PEU DE PLASTIQUE MÊME AVEC UN EMPLOI DU TEMPS CHARGÉ

Cet article fait partie de notre série “Familles sans plastique”, dans laquelle nous vous montrons comment des personnes normales, comme vous et nous, réussissent à réduire leur consommation de plastique. Elles nous parlent de leurs succès, de leurs échecs, de leurs efforts et le tout ce qu’elles ont appris tout au long de leur chemin vers une vie sans plastique.

Vous pouvez lire ici les autres articles de la série.

Fanny et sa fille de 8 ans Éléna vivent dans la région Lilloise et ont commencé leur cheminement vers une une vie avec moins de plastique il y a plusieurs années. Cette famille vit dans une maison avec un petit jardin et elle loue une chambre à une colocataire.
Dans cet entretien Fanny nous raconte comment en tant que mère séparée travaillant à plein temps elle réussit à consommer de moins en moins de plastique.

Quand as -tu commencé à prendre conscience du problème que représente le plastique ?

Lors de ma séparation il y a 8 ans car je vivais avec une personne très consumériste. Cela a coïncidé avec l’ouverture de la première boutique de vrac à Lille et avec la découverte de Béa Johson dans un documentaire sur le mouvement zéro-déchet.

Quelles ont été les premières étapes de votre cheminement vers une vie sans plastique ?

Ici, l’eau de ville a mauvaise réputation. J’ai donc commencé à chercher une alternative à l’eau en bouteille que nous consommions. J’ai aussi réussi très tôt à réduire ma consommation de plastique en cuisinant à base d’ingrédients achetés en vrac en boutiques spécialisées ou au marché.

C’est aussi à cette époque que je me suis mise à acheter des vêtements et autres produits de seconde main sur des applications comme Vinteed . Et très rapidement j’ai renoncé aux sacs plastiques en passant aux sacs en toile.

Comment ta fille vit-elle cette réduction de votre consommation de plastique ?

C’est intéressant parce qu’elle vit dans deux réalités très différentes. Avec son père nous avons la garde partagée 60 % du temps chez moi et 40 % du temps chez lui. Lui, il consomme beaucoup de plastique alors qu’à la maison nous n’en utilisons presque plus.

Quand elle est avec moi et qu’elle veut quelque chose qui contient du plastique je lui explique pourquoi on évite cette matière. En plus le reste de notre famille est aussi très sensibilisé à ce sujet, c’est donc quelque chose de normal pour elle.

Et surtout ce qui m’a aidé à l’impliquer dans ce cheminement c’est de faire les courses ensemble. Il y a désormais une boutique de vrac près de son école et c’est maintenant elle qui y emmène son père et qui le motive pour qu’il utilise les sacs à vrac qu’elle lui a offert à Noël.

Certaines personnes pensent que pour vivre une vie sans plastique il faut avoir du temps. Tu travailles à plein temps et tu es seule ta fille une grande partie de la semaine, comment t’organises-tu pour faire tes courses sans plastique ?

Tous les vendredis nous allons à la boutique de vrac située à côté de l’école d’Élena, nous y récupérons notre panier de légumes bio et faisons les courses pour le week-end et la semaine. J’y achète mon eau en bouteilles de verre consignées.

Deux fois par mois je m’organise pour passer au supermarché et acheter tout ce que je ne trouve pas dans la boutique de vrac.

Et, quand je suis trop juste en temps, je fais mes courses en vrac sur Internet. On me les envoie dans des sacs en papier. Il y en a de plus en plus de boutiques en lignes de ce type en France. C’est vraiment très pratique si on n’a pas le temps ou pas de boutique de vrac à proximité.

Parfois les produits destinés aux petites unités familiales ou aux personnes qui vivent seules sont vendues en portions individuelles dans du plastique. Comment fais-tu pour acheter des portions adaptées à vos besoins sans avoir besoin de recourir à ce type d’emballages.

Je n’ai pas ce problème justement parce que j’achète en vrac et que je peux donc acheter uniquement la quantité dont nous avons besoin à la maison. Parfois il m’arrive d’acheter des biscuits emballés pour le goûter maison en général le goûter ce sont des fruits.

Pour une famille comme la nôtre le vrac c’est l’option idéale.

Qu’est-ce qui te motive le plus à réduire ta consommation de plastique?

Pour moi ce sont les 3 mêmes raisons qui m’ont poussées à devenir végétarienne.

Tout d’abord notre santé surtout celle de ma fille. Dès que j’ai su que l’eau en bouteille plastique était contaminée par le plastique de son emballage j’ai tout de suite cherché une alternative pour protéger la santé d’Elena.

La deuxième raison c’est le bien-être animal. La troisième, la pollution de l’environnement.

Quelles ont été tes victoires face au plastique ces derniers mois ?

Depuis un an, nous vivons avec une amie qui utilise pas mal de plastique, nous n’avons donc pas pu voir nos avancées de façon concrète en observant nos poubelles. Mais elle va bientôt déménager et nous allons donc pouvoir voir où nous en sommes.

Une de mes grandes avancées des derniers mois a été d’acheter du vin en vrac.

Aussi du fait des confinements j’ai réduit ma consommation de maquillage, de vêtements …mon objectif est de continuer comme ça, même après le Covid.

En plus, pour réduire mon empreinte écologique, au-delà du plastique, j’ai trouvé un supermarché bio près de chez moi où je peux me rendre à pied ce qui me permet de réduire mon usage de la voiture.

Quelles seront les prochaines étapes dans votre cheminement vers une vie moins plastique?

Je bois beaucoup d’infusions et les marques que j’aime et consomme sont uniquement vendues en sachet. Je vais donc me mettre à chercher les plantes qui les composent pour pouvoir élaborer moi-même mes mélanges que je préparerai dans des filtres à thé lavables en coton bio.

Nous allons aussi arrêter d’acheter des yaourts.

Et pour le reste, mon objectif est de passer à 100 % de mes achats en boutiques bio et vrac. À Lille c’est possible, il y a plein d’options.

En plus dans les supermarchés conventionnels il y a toujours énormément de tentations : les cosmétiques, des vêtements… tout est mis en œuvre pour nous pousser à la consommation. Dans les supermarchés bio, c’est beaucoup moins le cas il y est donc plus facile d’avoir une consommation plus raisonnée.

Quel conseil donnerais-tu à une personne qui souhaite commencer à réduire sa consommation de plastique ?

De chercher une ou deux boutiques de vrac près de chez elle. Ce sont des endroits qui ont plein d’options et qui bien souvent, s’ils n’ont pas ce que tu cherches, peuvent te le commander et te le fournir rapidement. Avoir ce petit « parcours » de boutiques permet vraiment d’aller droit au but lorsque l’on fait les courses et donc de gagner du temps.

Fanny un grand merci d’avoir pris le temps de partager avec nous ton expérience et tes conseils.

N’hésitez pas à partager vous aussi votre expérience en commentant cet article.

 

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